Attentat raciste à Trappes : la mère de la fillette blessée témoigne, hommage national prévu pour Pengo Bossio Wangi
La mère de la fillette de 12 ans grièvement blessée lors de l'attentat raciste de Trappes a livré son témoignage à Franceinfo. Un hommage national sera rendu à Pengo Bossio Wangi, 26 ans, tué vendredi dernier, tandis qu'une marche blanche a rassemblé les habitants de La Verrière mercredi soir.
Publie le 29 octobre 2026 a 09:37 · France · 5 min
Par la rédaction de Bobo News
Vendredi 23 octobre, un attentat à caractère raciste a frappé Trappes, dans les Yvelines, faisant un mort et une blessée grave. Selon Franceinfo, la victime décédée est Pengo Bossio Wangi, âgé de 26 ans. Une fillette de 12 ans a été grièvement atteinte à La Verrière, commune voisine, par le principal suspect, identifié sous le nom de Kévin T. L'équipe de Franceinfo a recueilli le témoignage de la mère de l'enfant, qui décrit un parcours médical et psychologique d'une extrême difficulté.
Le témoignage d'une mère face à l'épreuve
La mère de la fillette de 12 ans s'est confiée à Franceinfo dans des termes sobres et bouleversants. « Elle continue de se battre, le chemin sera très long », a-t-elle déclaré, résumant l'ampleur des séquelles physiques et psychologiques que sa fille devra surmonter. L'enfant, dont l'identité n'a pas été révélée, se trouve dans un état jugé grave depuis l'attaque survenue à La Verrière. La mère évoque une lutte quotidienne, entre espoirs médicaux et incertitudes, sans cacher la charge mentale qui pèse sur toute la famille. Ce témoignage rare met en lumière la réalité des victimes collatérales, souvent oubliées derrière les qualificatifs juridiques et les communiqués officiels.
Pengo Bossio Wangi, une vie brisée à 26 ans
L'attentat a coûté la vie à Pengo Bossio Wangi, jeune homme de 26 ans dont le décès a déclenché l'organisation d'un hommage national, selon les informations de Franceinfo. Les circonstances exactes de sa mort n'ont pas été détaillées dans l'extrait disponible, mais sa disparition a provoqué une vive émotion au-delà de Trappes. L'annonce d'un hommage national, dont la date et le lieu n'ont pas encore été communiqués, témoigne de la gravité reconnue par les autorités pour cet acte qualifié d'attentat raciste. La procédure judiciaire devra établir les responsabilités précises et le mobile raciste retenu par le parquet antiterroriste.
Une marche blanche pour la fillette à La Verrière
Mercredi 28 octobre, soit cinq jours après les faits, une marche blanche s'est tenue à La Verrière en soutien à la fillette blessée et à sa famille. Franceinfo rapporte que cet événement a réuni des habitants de la commune, venus exprimer leur solidarité et leur refus de la violence raciste. La marche, silencieuse et recueillie, a parcouru les rues de la ville où l'enfant a été atteinte. Elle marque une première réponse collective, citoyenne, face à l'horreur de l'attentat. Les organisateurs n'ont pas été identifiés dans la source, mais la mobilisation locale illustre l'impact profond de l'attaque sur le tissu social de cette commune des Yvelines.
Le suspect Kévin T. et l'enquête en cours
Le principal suspect, désigné sous le nom de Kévin T., est activement recherché ou déjà interpellé, les détails de sa situation judiciaire n'étant pas précisés dans l'extrait de Franceinfo. La qualification d'attentat raciste implique la saisine du parquet national antiterroriste, qui dirige les investigations. Les enquêteurs devront déterminer si le suspect a agi seul, son parcours, d'éventuelles complicités et la préméditation de l'acte.
Le mobile raciste, formellement retenu, oriente l'instruction vers des chefs d'incrimination lourds, notamment assassinat et tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste. La procédure s'annonce longue, comme le pressent la mère de la victime.
Une onde de choc dans les Yvelines et au-delà
L'attentat de Trappes et La Verrière résonne bien au-delà des deux communes yvelinoises. Il rappelle la persistance de la menace terroriste d'extrême droite ou à motivation raciste sur le territoire national, un phénomène suivi de près par les services de renseignement. Les réactions politiques, bien que non citées dans la source, devraient suivre les codes habituels : condamnation unanime, soutien aux victimes, appel à l'unité.
Le choix d'un hommage national pour Pengo Bossio Wangi signale une volonté de l'État de marquer la gravité de l'acte et de reconnaître la victime comme symbole d'une République attaquée dans ses valeurs. La marche blanche de La Verrière, quant à elle, ancre la douleur dans le concret du quotidien local.
Les prochaines étapes judiciaires et commémoratives
Dans les semaines à venir, l'instruction judiciaire suivra son cours sous l'autorité du parquet antiterroriste. La date de l'hommage national à Pengo Bossio Wangi devrait être annoncée prochainement par la présidence de la République ou le ministère de l'Intérieur. Parallèlement, la famille de la fillette blessée devra faire face aux expertises médicales, aux auditions éventuelles et à la reconstruction d'un quotidien bouleversé. Les associations d'aide aux victimes d'actes terroristes, comme la Fenvac ou l'AVTF, devraient être mobilisées pour les accompagner. La marche blanche de mercredi a posé les premiers jalons d'une mémoire collective locale qui devra s'inscrire dans la durée.
Alors que l'enquête judiciaire entre dans sa phase active et que la date de l'hommage national reste à fixer, la priorité demeure le suivi médical de la fillette et l'accompagnement de sa famille. La marche blanche de La Verrière a montré une société civile capable de se mobiliser dans la dignité. Les prochaines semaines diront si cette émotion collective se traduira en mesures concrètes de prévention et de protection contre la haine raciste, au-delà des cérémonies et des discours.



