Ballon d'or 2026 : Harry Kane et Alexia Putellas sacrés à Londres
L'attaquant anglais du Bayern Munich Harry Kane a remporté le Ballon d'or masculin 2026 lundi au London Palladium, devançant Kylian Mbappé et Lamine Yamal. Côté féminin, l'Espagnole Alexia Putellas signe un triplé historique en s'adjugeant son troisième trophée.
Publie le 28 octobre 2026 a 01:35 · Sport · 5 min
Par la rédaction de Bobo News
La cérémonie du Ballon d'or 2026 a livré son verdict lundi soir dans l'enceinte du London Palladium, à Londres. L'attaquant du Bayern Munich Harry Kane, âgé de 33 ans, a été élu meilleur joueur de l'année, devenant le premier Anglais à inscrire son nom au palmarès depuis Michael Owen en 2001. Selon RMC Sport, le buteur devance au classement final l'international français Kylian Mbappé et la jeune pépite espagnole Lamine Yamal, confirmant une saison d'une régularité statistique exceptionnelle.
Une consécration tardive pour le capitaine anglais
À 33 ans, Harry Kane décroche la plus prestigieuse distinction individuelle du football mondial au terme d'une année où il a cumulé les records de buts avec le Bayern Munich et la sélection anglaise. Franceinfo souligne que ce sacre intervient « au bout du suspense », le natif de Walthamstow ayant longtemps été considéré comme un éternel prétendant sans jamais franchir la dernière marche.
Son transfert estival 2023 vers le champion d'Allemagne en titre, après 19 saisons à Tottenham, a constitué le tournant décisif : libéré de la pression du « one-club man », il a enchaîné les hat-tricks et les titres collectifs, Bundesliga et Ligue des champions comprises. Les jurés ont visiblement valorisé cette capacité à s'imposer immédiatement dans un nouveau championnat.
Mbappé et Yamal, la nouvelle garde au pied du podium
Derrière le lauréat, Kylian Mbappé termine deuxième pour la troisième fois de sa carrière, après 2018 et 2022. Le capitaine des Bleus, arrivé au Real Madrid à l'été 2024, a pourtant réalisé une première saison madrilène aboutie sur le plan statistique, mais l'élimination précoce de la France en quart de finale de l'Euro 2024 a pesé dans la balance.
Troisième, Lamine Yamal, 19 ans seulement, confirme son statut de phénomène précoce : l'ailier du FC Barcelone a été l'artisan principal du sacre espagnol à l'Euro, devenant le plus jeune buteur de l'histoire de la compétition. Son classement dans le top 3, une première pour un joueur de cet âge, annonce une rivalité durable avec le Français pour les prochaines éditions.
Alexia Putellas entre dans la légende du football féminin
Côté féminin, la cérémonie a couronné l'Espagnole Alexia Putellas pour la troisième fois de sa carrière, après 2021 et 2022. Selon RMC Sport, la milieu de terrain, désormais joueuse des London City Lionesses après son départ du FC Barcelone, succède à sa compatriote Aitana Bonmatí. À 30 ans, elle rejoint au palmarès des triples lauréates l'Allemande Birgit Prinz et la Brésilienne Marta, une performance qui témoigne de sa longévité au plus haut niveau. Franceinfo rappelle qu'elle avait manqué l'Euro 2022 sur blessure avant de revenir plus forte, guidant l'Espagne vers son premier titre mondial en 2023 puis vers l'or olympique à Paris 2024.
Absences françaises notables dans le top 10 féminin
Le classement féminin 2026 marque une rupture pour le football tricolore : ni Wendie Renard, capitaine historique de l'équipe de France et de l'Olympique Lyonnais, ni Melvine Malard, attaquante du Paris Saint-Germain, ne figurent dans les dix premières places. Une première depuis l'instauration du Ballon d'or féminin en 2018. Cette absence reflète une année 2025-2026 plus compliquée pour les Bleues, éliminées en quart de finale de l'Euro 2025 par l'Allemagne, et pour l'OL, qui n'a pas atteint la finale de la Ligue des champions féminine. Le vote des journalistes a visiblement sanctionné ce creux collectif, alors que la génération dorée française approche de la fin de cycle.
Une cérémonie londonienne sous le signe de la Premier League
Le choix du London Palladium pour accueillir la 69e édition n'est pas anodin. La capitale britannique, qui n'avait plus reçu la cérémonie depuis 2022, s'impose comme la vitrine d'un football anglais redevenu hégémonique sur la scène européenne.
Quatre clubs de Premier League — Manchester City, Arsenal, Liverpool et Chelsea — ont atteint les quarts de finale de la dernière Ligue des champions, et le championnat continue d'attirer les plus grandes stars, à l'image de Kane lui-même, qui a préféré Munich à un retour en Angleterre. La présence de Putellas sous les couleurs des London City Lionesses, franchise soutenue par des investisseurs américains, illustre par ailleurs la professionnalisation accélérée du championnat féminin anglais (WSL), devenu le plus médiatisé au monde.
La 69e cérémonie du Ballon d'or referme un cycle et en ouvre un autre : celui de la maturité triomphante pour Kane et Putellas, et de l'affirmation définitive de Yamal comme nouvelle icône mondiale. Prochaine échéance attendue : l'annonce des nommés pour l'édition 2027, qui se tiendra probablement à Paris dans le sillage des Jeux olympiques, où les performances en club comme en sélection redistribueront à nouveau les cartes.
Le scrutin repose sur un collège de 180 journalistes représentant chacun une fédération membre de la FIFA. Chaque votant établit un classement de dix noms, le premier recevant 15 points, le deuxième 12, puis 10, 8, 7, 5, 4, 3, 2 et 1 point. Le total des points détermine le lauréat, ce qui explique pourquoi une régularité sur l’ensemble de la saison, tant en club qu’en sélection, pèse davantage qu’une performance isolée.
Harry Kane rejoint ainsi un cercle très restreint de joueurs anglais ayant remporté le trophée : Bobby Charlton en 1966, Kevin Keegan en 1978 et Michael Owen en 2001. Son sacre marque la première fois qu’un attaquant évoluant en Bundesliga l’emporte depuis Gerd Müller en 1970, soulignant la capacité du championnat allemand à produire des candidats crédibles au plus haut niveau individuel.
Du côté féminin, le troisième Ballon d’or d’Alexia Putellas confirme l’hégémonie espagnole initiée par le titre mondial 2023 et l’or olympique 2024. Son transfert aux London City Lionesses, officialisé à l’intersaison, a coïncidé avec une saison où le championnat anglais a battu des records d’audience et de droits télévisuels, renforçant l’attractivité de la WSL pour les meilleures joueuses mondiales.



