Brice Lambert reçoit le Prix Albert-Londres 2026 pour son documentaire sur l'IVG aux États-Unis
Le journaliste Brice Lambert a été récompensé pour son film « Sexe faible : l’Amérique en guerre contre ses femmes ». Il dresse un portrait poignant de la situation des femmes aux États-Unis après l'interdiction de l'avortement.
Publie le 28 octobre 2026 a 12:36 · Culture · 8 min
Par la rédaction de Bobo News
Le 27 octobre, le journaliste Brice Lambert a remporté le Prix Albert-Londres 2026 pour son documentaire « Sexe faible : l’Amérique en guerre contre ses femmes ». Diffusé sur Arte, ce film plonge les spectateurs au cœur des luttes des femmes américaines depuis l'interdiction de l'avortement par la Cour suprême. Lambert, qui a déjà réalisé plusieurs reportages sur les États-Unis, a su capter les réalités complexes et souvent douloureuses de cette nouvelle ère.
Un regard sans concession
Brice Lambert n’est pas un inconnu dans le monde du journalisme. Correspondant basé aux États-Unis, il a déjà marqué les esprits avec des reportages percutants. Son film « Sexe faible : l’Amérique en guerre contre ses femmes » ne fait pas exception. À travers des témoignages poignants et des images choc, il montre les conséquences concrètes de l’interdiction de l’IVG sur la vie des femmes. « Ce que je voulais montrer, c’est comment cette décision a changé la vie des femmes, pas seulement sur le plan médical, mais aussi sur le plan social et économique », explique Lambert dans un entretien accordé à Telerama.
Des témoignages au cœur du film
Le documentaire s’appuie sur de nombreux témoignages de femmes américaines. Certaines ont dû recourir à des moyens dangereux pour interrompre une grossesse non désirée, d’autres ont été contraintes de porter à terme des enfants qu’elles ne voulaient pas. Lambert a également filmé des activistes et des militantes qui luttent pour que les droits des femmes soient rétablis. « Ce qui m’a frappé, c’est la résilience de ces femmes. Elles continuent de se battre malgré les obstacles », souligne-t-il. Le film ne se contente pas de montrer les problèmes, il donne aussi la parole à ceux qui cherchent des solutions.
Une production exigeante
Réaliser un tel documentaire n’a pas été sans défis. Lambert a dû naviguer dans un contexte politique tendu, où les oppositions sont vives. Il a également dû trouver des témoignages authentiques, parfois dans des conditions de sécurité précaires. « Il y a eu des moments où je me suis senti en danger, mais c’était nécessaire pour raconter cette histoire », confie-t-il. Le film a également bénéficié du soutien de plusieurs organisations de défense des droits des femmes, qui ont facilité l’accès à certaines sources.
Un prix qui valide le travail de Lambert
Le Prix Albert-Londres 2026 est une reconnaissance importante pour Brice Lambert. Ce prix, qui récompense le meilleur reportage de l’année, est décerné par un jury de professionnels du journalisme. « C’est une grande fierté, mais aussi une grande responsabilité », déclare Lambert. « Ce prix montre que le travail de terrain, le journalisme d’investigation, est toujours essentiel. » Le documentaire a également été salué par la critique, qui a souligné son approche humaine et son engagement.
Un engagement personnel
Pour Lambert, ce film est plus qu’un simple documentaire. C’est un engagement personnel. « J’ai toujours été sensible aux questions de droits des femmes. Ce que je vois aux États-Unis me rappelle à quel point ces droits sont fragiles », dit-il. Lambert espère que son film contribuera à sensibiliser le public et à encourager le débat sur les droits des femmes. « Il est important que les gens comprennent ce qui se passe vraiment, au-delà des discours politiques. »
Le Prix Albert-Londres 2026 vient couronner un travail de longue haleine et un engagement profond. Pour Lambert, la lutte pour les droits des femmes est loin d’être terminée. Le prochain défi sera de faire connaître ce documentaire au plus grand nombre, afin que les voix des femmes américaines soient entendues et que leur combat continue d'inspirer.
Le documentaire « Sexe faible : l’Amérique en guerre contre ses femmes » a été réalisé sur une période de deux ans. Brice Lambert a passé des mois à recueillir des témoignages et à filmer des scènes de la vie quotidienne aux États-Unis. Il a voyagé à travers le pays, de la côte Est à la côte Ouest, pour capter la diversité des expériences des femmes touchées par l’interdiction de l’IVG. Chaque région a ses propres défis et ses propres formes de résistance. Lambert a ainsi pu montrer la variété des réactions et des stratégies mises en place par les femmes pour contourner les lois restrictives.
L’une des étapes cruciales de la réalisation du film a été l’obtention des autorisations nécessaires pour filmer dans des cliniques et des centres de santé. Lambert a dû négocier avec des autorités locales et des organisations médicales pour accéder à des lieux souvent surveillés et protégés. Ces autorisations ont permis de montrer des images rares et puissantes, comme des femmes attendant dans des salles d’attente ou des médecins discutant des risques associés à des procédures non sécurisées.
Le montage du documentaire a également été un travail de longue haleine. Lambert a collaboré avec une équipe de monteurs pour structurer les témoignages et les images de manière cohérente. L’objectif était de créer une narration fluide qui permette aux spectateurs de suivre les différentes histoires sans se perdre. Le montage a également permis de mettre en lumière les moments les plus marquants, comme les témoignages les plus émouvants ou les scènes les plus choquantes.
Une fois le film terminé, la diffusion sur Arte a été un moment clé. La chaîne a mis en place une campagne de promotion pour attirer l’attention sur ce documentaire. Des extraits ont été diffusés à la télévision et sur les réseaux sociaux, et des articles ont été publiés pour expliquer l’importance du sujet. Cette campagne a permis de sensibiliser un large public aux enjeux de l’interdiction de l’IVG aux États-Unis.
Les réactions du public ont été variées mais majoritairement positives. De nombreux spectateurs ont salué la courage et la pertinence du film. Des débats ont été organisés après la diffusion pour permettre aux spectateurs de discuter des thèmes abordés. Ces discussions ont montré à quel point le sujet est sensible et polarisant, mais aussi combien il est nécessaire d’en parler.



